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mardi 23 février 2010

The Hudsucker Proxy (1995) Joel Cohen

Décembre 1958, Norville Barnes, un jeune diplomé en commerce à l’université de Muncie, Indiana, arrive à New York afin de touver un emploi. Après que le président d’Hudsucker Industries ne se soit suicidé, Norville, naïf et sans expérience, est embauché, puis mis à la tête de l’entreprise par le conseil d’administration afin que les actions chutent et que les membres du conseil puissent les racheter à bas prix.


Ce film est une satire du monde industriel, cette vision surréaliste de 1958, à laquelle s’ajoutent les scènes à la « Brazil » allant de la salle du courrier caverneuse jusqu’aux machinations du conseil d’administration, est un écho aux problèmes que doivent affronter de nos jours les grandes entreprises.

La notion de cercle intervient souvent dans ce film par l’invention du Hoola-hoop et du frisbee, l’horloge de Hudsucker… Le cercle est l’élément principal de l’intrigue car c’est grâce à l’invention du Hoola-hoop que Barnes va arriver sur le devant de la scène. C’est là où se base tout l’intérêt comique du film, cette invention qui paraît absurde à la base et vouée à l’échec va permettre à Norville Barnes, qui à toujours une âme d’enfant, de remettre à flot l’entreprise. Cependant cet aspect circulaire entraînera aussi sa chute, car dans ce film rien ne reste figé et la roue continue toujours de tourner.

The Hudsucker Proxy est aussi une réflexion sur notre vision des autres. Ici on se demande qui est le plus naïf, Barnes ou les membres du conseil ? N’est t-il pas préférables quelques fois de garder son âme d’enfant pour avancer dans la vie plutôt que d’avoir une vision étroite et préconçue des choses.

Ce film est une très bonne comédie, les dialogues sont tranchants, les acteurs jouent bien. Tim Robbins joue parfaitement le gentil et naïf Norville Barnes, Paul Newman est très crédible en super méchant, chef du conseil d’administration, mâchouillant tout le temps son cigare. Jennifer Jason Leigh incarne parfaitement la femme forte des années 50.

Ce film reste assez méconnu dans la filmographie des frères Cohen pourtant il n’a rien à envier aux autres productions.

Note : 3.5/5

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